La propreté

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Une publication partagée par Léa (@lea.deschosesetnous) le

Quand nos enfants naissent on a envie qu’ils fassent leurs nuits
puis qu’ils rigolent, qu’ils fassent du 4 pattes, leurs dents, qu’ils
marchent, qu’ils parlent et qu’ils se (enfin plutôt nous) débarrassent des couches.
Pour la propreté, c’est un peu différent de la plupart des évolutions, puisque
nous avons une date butoir: l’entrée en maternelle !
On se demande souvent comment faire ? Quels sont les mots ? Les règles ?
Quand commencer ? Comment ? On demande à nos copines comment elles
ont fait ? Et quand elles nous disent il a décidé tout seul, on se dit que
vraiment elle se la pète.
Un jour une dame de la crèche m’a dit « vous savez vous pouvez tenir
les mains de votre enfant pour l’aider à marcher pendant des semaines, des mois
tant que lui n’aura pas décidé il ne marchera pas seul. La propreté c’est pareil
ça ne s’apprend pas. »
Après ça j’ai arrêté de me demander comment j’allais faire. Et puis je me
suis dit, après tout des enfants naissent avec des dents, les miennes n’en avaient
pas une à un an. Alors si certains sont propres à 2 ans et d’autres à
3 ans, c’est tout aussi normal.
J’ai donc envie de vous parler de la propreté chez nous, parce
que sans prétention nous sommes un bon exemple. L’exemple que
ça ne fonctionnne pas pour tout les enfants pareil.
Les filles sont du 22 juillet donc quand elles ont eu 2 ans, nous étions
en vacances en Corse, nous avions du temps, il faisait beau, elles faisaient
leur rentrée à la crèche quelques semaines après (donc elles allaient pouvoir
continuer sur leur lancée) et elles étaient donc en âge de devenir
propre (puisqu’il paraît qu’avant 18 mois ils n’ont pas la maturité).
Alors j’ai retiré les couches de temps en temps, à la plage, en fin de
journée, j’ai acheté un pot (rose bien sûr), et puis nous avons eu quelques
pipis et cacas, on a évidemment marqué ces événements en faisant une
standing ovation avec papa, Tata, Tonton, mimine et
qui voulait bien se joindre à nous. J’étais donc convaincue que c’était le début.
Nous sommes rentrés, j’ai un peu lâché, et puis je me disais que
la crèche s’en chargerait.
Finalement ça n’a pas été le cas, évidemment si tous les parents retirent les couches
de leurs enfants, même quelques heures, bonjour l’intendance pour les dames.
Noël est arrivé, nous avions 10 jours de vacances, après avoir fait un nouveau
plein de livres sur le sujet, je me suis dit que j’allais retenter l’expérience.
Après 24-48h à nettoyer des pipis voire plus, et fois deux, j’ai abandonné.
J’ai surtout jeté ce pot, qui pour moi n’est pas pratique, pas hygiénique et
surtout une galère à nettoyer, pas du tout économique en eau (ça c’est
mon côté écolo). Cette fois, je me dis que je m’y mettrais aux beaux
jours (qu’on attend encore d’ailleurs en ce 28 Juin)
De temps en temps je leur propose donc d’aller aux toilettes (quand j’y pense)
avec réducteur et un marche-pied Ikea (carrément plus pratique). N’allez pas
acheter une autre marque, j’ai fais l’expérience pour vous, j’en ai acheté 4, parfois
plus design, plus confort mais soit trop petits, soit ils glissent, Ikea valeur sûr.
L’une fait pipi, et l’autre sourit.
Romy très impatiente d’aller à l’école, à qui je dis qu’il faut avoir 3 ans depuis
des mois (parfait d’être du mois de juillet). Un jour elle me supplie encore d’aller
à l’école pour la 1000ème fois, et la lumière je lui répond qu’il faut aussi enlever
la couche, je rajoute que la maitresse ne sait pas changer les couches, que il y a
pas de salle de bain comme à la crèche etc. Après lui avoir fait une dissertation
orale sur le sujet, elle a fini par me dire, je suis grande je ne veux plus de
couche (mais bien sûr et la marmotte met le chocolat dans le papier aluminium).
Comment t’expliquer que d’abord on va essayer, une heure par si par là. Ce vendredi
on arrive donc à la crèche sans couche (je vous laisse imaginer la tête de la
référente), qui m’explique qu’on va déjà essayer la matinée, au final elle n’a jamais
voulu remettre une couche et est devenue propre pipi en 24h, à 32 mois (à mon tour de me la
péter avec mon « c’est elle qui l’a décidé). Elle a eu très peu d’accidents, peut-être
2-3, à chaque fois très occupée à jouer (grand classique). Au bout de 10-15 jours je
me rends compte qu’elle ne mouille plus sa couche ni siestes, ni nuits, il était donc
tant pour moi de me décider à lui enlever (sans avoir le temps d’acheter
d’alaise, pour vous dire j’étais sûr d’elle). Idem 2-3 accidents et encore dont j’étais
responsable puisque oubli de ma part du petit pipi juste avant dodo (bah oui ça arrive
d’oublier, de toute façon c’est moi qui me lève et qui change les draps à 4h du matin).
Nous avons par contre galérer avec le caca, elle avait peur ne voulait rien savoir.
Romy faisait donc au début dans sa couche le soir (souvent après avoir attendu
plusieurs jours, et ensuite dans sa culotte (quand c’était à la crèche j’étais contente).
Un jour, fatiguée, moins patiente, j’en ai eu assez de changer, nettoyer la culotte etc
je me suis un peu fâchée (oui je sais ce n’est pas bien, et j’ai bien conscience de
ne pas être du tout la mère parfaite), tout en expliquant que je voulais bien
lui mettre une couche mais que dans la culotte ce n’était plus possible.
De ce jour finalement elle a pris sur elle, et a enfin accepté d’aller aux toilettes
avec nounou tototte, maman assise face à elle sur la marche qu’elle enlace
et les mots de sa sœur pour l’encourager (je garde les photos mais je vous
laisse imaginer la scène c’est assez drôle).
Depuis évidemment on a progressé, elle ne fait par contre qu’à la maison,
je ne fais plus de câlin, elle reste avec sa sœur, elles parlent, et ce matin d’ailleurs
elle m’a même dit « Maman je ne prends pas tototte et nounou » (un pas de plus).
Paz 35 mois, même discours, même méthode, même éducation, même rythme
même livres, vraie jumelle de Romy, et pourtant rien !
Cette petite fille si tonique, qui maitrise si bien son corps, qui monte et
descend les escaliers seule presque depuis qu’elle marche (il paraît que ça joue
aussi) me fait toujours de grands sourires quand je
la pose sur les toilettes et juste ça !
On est donc la preuve que ce n’est pas la façon de faire ou de ne pas faire
qui joue un rôle dans l’acquisition de la propreté, mais que cela vient bien
de l’enfant, de sa maturité, de sa personnalité et surtout
de son envie.
Conclusion Romy propre jour et nuit à 32 mois, et Paz attend certainement
la veille de la rentrée en petite section, et ne sera peut-être propre la nuit qu’a 4 ans !
Elle est en tout cas si fière et heureuse pour sa sœur, n’a aucune envie de faire comme
elle (« moi j’ai la couche et toi la culotte).